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L'histoire de La Gétière

 

Le baron de la Richardière fit construire, sur le point le plus élevé de sa propriété, à 200 mètres environ de la Rangisière, un château avec tours et tourelles, protégé par des douves profondes. Naturellement, il donna son nom au château et au village qui se forma autour. Telle fut l'origine de la Gestière.

Un fait de l'histoire de Guilleri, probablement un peu embelli par la légende, se passa au château de la Gestière. Vous pouvez lire cette histoire en cliquant ici.

Philippe Guilleri ne fut pas toujours aussi heureux dans ses audaces. Le 4 décembre 1608, sur les quatre heures du soir, il fut pris et exécuté, relate, en son journal, le ministre protestant Merlin de la Rochelle. De ce moment, sa troupe se dispersa, et la plupart des bandits qui la composaient furent arrêtés aussi et envoyés au supplice.

Quant à messire Le Geay, il envoya à Paris le compte détaillé des dépenses que lui occasionnèrent la poursuite et la prise du Guilleri. Nous y relevons cet article :

 " 3° Trois à quatre mille livres pour la nourriture et la solde des vingt-cinq hommes qui tinrent garnison en son castel de la Gestière, de juillet 1604 à mai 1606".

L'histoire ne dit pas s'il rentra dans ses dépenses mais elle nous apprend qu'Henri IV, pour récompenser ses services, l'anoblit, lui et sa descendance, par lettre patente datée de Fontainebleau. Le baron Le Geay mourut de 1640 à 1650. Il portait : "d'azur à un pin de sinople rehaussé d'un croissant et d'un geai (ou d'un aiglon) de sable. " (Gouget, Armorial du Poitou).

La Gestière appartient aujourd'hui à M. le comte d'Estienne d'Orves. Il ne reste plus du château qu'une petite partie du corps de bâtiment et le rez-de-chaussée d'une tour. Dans un salon qui sert de grenier aux gens de la ferme on découvre, avec beaucoup d'attention, les décorations anciennes des chevons. Sur un fond noir se dessinait, au centre, un grand carreau de couleur jaune ; à droite et à gauche, dans toute la longueur du chevron, étaient peintes des séries de petits pois se suivant comme les grains d'un chapelet... Les encadrements en pierre des fenêtres et la rampe de l'escalier sont finement sculptés. La cheminée du salon, au manteau large et élevé, dans le goût de cette époque, est aussi remarquable : elle est en granit bleu. Les moulures en sont bien poussées. Il n'y a pas, jusqu'aux fermetures des portes, verrous et targettes etc… qui n'indiquent l'art d'un serrurier habile. Les portes, en cœur de chêne. Etaient consolidées et ornées par d'énormes clous, les uns à la tête de diamant, les autres à forme arrondie. Dans le rez-de-chaussée de 1a tour, on voit aussi une grande cheminée : cette pièce si voûtée avec clé de voûte en forme de rose , les murs ont plus d'un mètre d'épaisseur... (Communication de M Gouraud, curé de Saint-Georges).

 

 

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